Tag : smartphone

23

nov

WPDesign

Le 8 novembre dernier, Microsoft organisait à Paris le Windows Phone Design Day, une conférence de @arturot et de @corrinab, principaux « experience architect » de l’interface Metro de Windows Phone 7.5 et du futur Windows 8.

La journée à été très enrichissante, comme pour Android il est toujours passionnant de découvrir l’essence des systèmes qui nous entourent aujourd’hui. Malgré sa faible part de marché dans le monde avec quelques 1,5% du parc des smartphones et que le système ne fait pas (encore?) l’objet d’une demande de la part de nos clients, il pourrait bien se démarquer grâce à la refonte totale de la stratégie de Microsoft dans le mobile.

Au même titre que WebOS que nous avons plébiscité l’été dernier, Windows Phone 7.5 mérite que nous nous y attardions quelques instants.

Cette septième version de l’OS mobile de Microsoft est apparue fin 2010 (et sortie en France en septembre 2011) en grandes pompes saluée par une refonte totale de l’interface et de l’ergonomie du produit. Désormais, Microsoft mise sur la simplification du système autant sur la plan graphique, technique et dans l’expérience utilisateur.

 

Il semble bien terminé le temps ou Microsoft imaginait un système mobile sur smartphone comme un Windows classique avec son menu démarrer, son bureau et un système de fichiers respectant les mêmes codes que ceux définis à la préhistoire de l’ergonomie informatique. Windows Phone est une véritable remise à plat de tout ce qu’avait fait Microsoft auparavant. C’est d’ailleurs la première chose que nous avons appris lors de cette conférence : une remise en question et un recadrage complet de la stratégie de le firme. Même le « Comic Sans Ms » y est passé, place maintenant à l’Helvetica ! *-* intéressant !

 

Aéré, épuré, simple…

 

Le menu de « Tiles » (tuiles) tout d’abord, c’est par ce menu que l’utilisateur entre en contact avec le système, il est coloré au goût de l’opérateur de l’utilisateur. Chaque tuile représente une application et affiche en temps réel l’information principale qui se cache derrière cette application (un soleil et une température du lieu ou on se trouve pour une application météo par exemple). D’un seul coup d’oeil on peut avoir un aperçu global de son téléphone grâce à ce menu.

 

Pour ne pas se perdre : la signalétique des transports publics

Jean-Louis Zimmermann

Intéressons-nous maintenant aux applications et aux chemins de navigation. Ils ont été habilement pensés par les designers pour ressembler à une signalétique proche de celle des transports publics : icônes monochromes simples, flèches cerclées pour guider l’utilisateur dans l’enchaînement des écrans du système. Contrairement à Android ou iOS, Windows Phone mise sur la sobriété graphique en limitant les effets de style : fini les ombres, encadrés, dégradés, fonds imagés. On ne peut pas dire que ce ne soit pas réussi ! C’est désormais la typographie (Segoe) qui met en valeur la richesse des informations, les tailles de texte, la casse et les couleurs sont là pour mettre du relief aux écrans et de la hiérarchie dans l’information.

 

La typographie est l’élément graphique principal

 

C’est en suivant ces guidelines que Microsoft conseille le développement des applications de leur MarketPlace.

Pour cela, outre les styles graphiques simple, il est conseillé de respecter des gabarits de présentation :

Panorama, présentant les 2 à 5 écrans principaux de l’application (on pourrait appeler ça aussi la homepage que l’on peut slider de gauche à droite). Idéal pour présenter rapidement, une liste, des photos, des crédits, un aperçu rapide de l’application en somme.

Windows Phone Panorama

Pivot, permet de mettre en forme des listes d’éléments communs classés par différents critères : « tous, récents, amis, famille, etc. ».

 

Windows Phone Pivot
 

Ces gabarits offrent l’avantage de s’intégrer très facilement à l’interface générale du système et au thème coloré choisi dans les préférences de l’utilisateur. En terme d’expérience utilisateur on retiendra d’une part la rapidité d’accès aux informations des applications et la cohérence dans l’enchainement des écrans (linéaire comme sur iOS). On revient en arrière par le bouton back physique ou la flèche placée en haut à gauche.

 

Prototyper, développer : Expression Blend

 

Côté développement, rien n’a été laissé au hasard non plus :

  • Outils performants (VisualBasic, Expression Blend)
  • Choix des langages (C#, VB.NET., Silverlight, XNA)

 

Mais c’est surtout du côté d’Expression Blend qui nous a été présenté qu’il paraît important de s’arrêter.

Expression Blend 4

A première vue, l’interface est digne d’un 3DsMax ou d’un AfterEffect, aussi austère et difficile à prendre en main sans aucune aide. Mais la souplesse de ce logiciel en fait un outil bluffant en quelques minutes. Je le compare à Flash dans la rapidité d’obtention d’un premier prototype fonctionnel. En quelques clics ont choisi un gabarit, une source de données en xml, le nom des données à importer et on obtient une application qui fonctionne dans le simulateur. Il s’offre même le luxe d’être compatible dans l’importation avec fichiers d’Adobe : Illustrator et Photoshop !

 

Expression Blend peut être à la fois utilisé par un développeur, un designer et un graphiste
 

La réalisation d’une application utilitaire comme la météo prend quelques heures avec des résultats « sexy » si les webservices sont déjà prêts.

En conclusion, iOS prend un sacré coup de vieux par l’utilisation de dégradés et de reflets qu’on a pris l’habitude d’apprécier sur l’iPhone. L’aspect épuré et typographique du système le rend terriblement attrayant !

Il existe cependant quelques contraintes à Windows Phone, tout d’abord l’importance des gabarits et des Tiles sont à double tranchant. Si tout est fait pour que l’utilisateur de Windows s’y retrouve et ne soit jamais perdu par une navigation exotique, les marques qui seraient tentées d’investir le terminal auront quelques difficultés à imposer leurs couleurs et unifier leurs applications déjà présentes sur d’autres plateformes mobiles. Microsoft veut que ses applications ressemble à du Windows Phone et tout est fait pour que les applications utilisent les Panoramas, Pivots et autres Tiles !

C’est un aspect nouveau, inconnu pour les habitués de l’iPhone : les applications ne sont plus cloisonnées mais interagissent avec le système.

Windows Phone s’inscrit pour nous dans la catégorie des systèmes mobiles haut de gamme, conçu pour des utilisateur exigeants en cohérence et en ergonomie. Le partenariat entre Microsoft et Nokia autour du Lumia ainsi que les annonces de Samsung, HTC et Acer pourrait bien faire de ce système un sérieux concurrent aux Android, iPhones, Blackberry et Palm.

27

oct

La semaine dernière, en grandes pompes, Google et Samsung ont présenté Android   »Ice Cream Sandwich » et le Samsung « Galaxy Nexus » à Hong Kong. Toute proportion gardée, il s’agit d’un tournant majeur dans l’évolution du système.

Depuis les versions Android 1 puis 2, Google a fait évoluer un système mobile fonctionnel conçu essentiellement pour les smartphones. Critiqué souvent pour son manque d’ergonomie, il a néanmoins eu l’avantage de proposer une grande flexibilité dans le développement et son utilisation.

Android 3 a été présenté en janvier 2011, conçu à la hâte pour contrer l’arrivée de l’iPad en rendant Android accessible sur des écrans plus grands, notamment la tablette Xoom de Motorola (et éviter de se retrouver avec un « gros » téléphone comme l’a pu l’être la première GalaxyTab de Samsung équipée d’Android 2.2).

Avec la version 4, Android fait la synthèse entre l’interface smartphone et les avantages de la tablette. Le système se veut donc plus souple que jamais dans l’utilisation de son éco-système (smartphone, tablette et télévision demain). Avantage direct : une accessibilité et un apprentissage de le philosophie de l’OS facilité pour l’utilisateur.

 

Concrètement, il s’agit plus d’un portage de Android 3 « Honeycomb » sur smartphone que d’une réelle révolution du système.

 

La grosse déception est le déplacement de la status bar qui, sur tablette, se transforme en une grosse bar de « menu démarrer » à la Windows en bas de l’écran. L’accès aux menus de configuration et aux réglages est très différente (comme Android 3 Honeycomb), il est difficile d’adopter rapidement des automatismes quand on est depuis longtemps utilisateur d’Android version smartphone.

 

 

Qu’est ce qui va changer pour les utilisateurs ?

 

Au final, pas de grands changements. Les utilisateurs de smartphones Android verrons une nouvelle interface plus aérée habillée de bleu et de noir. On joue une nouvelle fois la carte de la sobriété héritée de la philosophie Google.

 

L’interface est plus dynamique, boostée par les performances des équipements récents, de nouvelles interactions rendent l’utilisation d’Android plus fluide :

  • réorganisation des bureaux
  • création de dossiers
  • ajout des widgets
  • centralisation des applications et des widgets dans un même menu

La nouvelle typographie « Roboto » est la touche finale qui fait la différence, déjà critiquée mais qui justifie à l’OS une certaine maturité. Elle facilite néanmoins la lecture, notamment sur les écrans à forte densité de pixels (dpi) et les tablettes.

Côté fonctionnalités techniques on retrouve l’intégration par défaut des derniers outils Google : NFC/Google Wallet, Google+ (synchronisation des photos en ligne sur les serveurs de Google), une meilleure gestion du Bluetooth, de la batterie et de la consommation « data ».

Enfin, autre élément notable, les boutons physiques ne sont plus indispensables physiquement, les applications pourront utiliser les icones natives en fonction de leur utilité.

La prochaine étape ?
  • Une vraie cohérence d’utilisation (entre un écran de grand taille et un smartphone : statusbar et menu démarrer) ?
  • Une nouvelle version d’Android pour la télé sans doute en 2012 ?
  • Des profils utilisateur, quand on sait qu’une tablette est généralement utilisée par plusieurs personnes d’un même foyer ?

 

Des profils utilisateurs ?

Le smartphone et la tablette sont voués à être utilisable ensemble, dans un univers qui doit être partagé entre les deux périphériques. Ice Cream Sandwich commence à répondre à cette problématique. Il manque maintenant à basculer complètement dans cette convergence en misant sur l’interactivité. Partage de contenu, envoi en temps réel d’url, d’informations, de photos, d’un écran déporté pour regarder une vidéo, interagir avec un flux vidéo en direct avec son smartphone synchronisé avec la tablette.

Haploid travaille sur cette vision de l’évolution des systèmes mobiles. Nous sommes d’ores et déjà compatible avec Android 4 et travaillons nos applications dans une logique de complémentarité entre les différents équipements.

Pour en savoir plus :
Présentation détaillée d’Android 4.
Interview de  Matias Duarte, designer d’Android 4, sur la philosophie d’Ice Cream Sandwich.

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